Malédiction des matières premières: Fatalité pour le Cameroun?

Publié le par cerdom

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  A cout terme, l'envolée des prix des matières premières est une opportunité pour les économies Africaines qui en sont abondamment  tributaires. Cependant, à plus long terme cette dépendance à l'égard de produits à faible valeur ajoutée devient problématique. A l'observation des richesses du sol et du sous-sol dont elles disposent et le niveau de pauvrèté qui y sévit. Le contraste est frappant, on a des pays  riches  où  vivent des pauvres! Est-ce donc une malédiction d'avoir des ressources naturelles? Comprendre pourquoi ses économies ne parviennent pas à capitaliser cette "bénédiction" suggère de relever trois facteurs majeurs: Le premier est le « syndrome hollandais », maintenant bien connu des économistes qui est un phénomène économique qui relie exploitation des matières premières et déclin de l'industrie manufacturière locale. Le second est la maniaco-dépression financière, qui consiste en une extrême volatilité des recettes publiques  induit par les fluctuations des prix internationaux qui entraînent une instabilité de la croissance. Enfin, le troisième la « grippe institutionnelle » qui souligne les problèmes de gouvernance; surtout la gestion des richesses générées par la manne des produits du sol et du sous-sol.

La « malédiction » des matières premières n’est néanmoins pas inéluctable. De fait, nombre de pays OCDE regorgent de pétrole et de minéraux, à l’instar de la Norvège, de l’Australie ou encore du Canada. Aucun d’entre eux n’en pâtit : tous ont réussi à capitaliser cette « bénédiction », aussi bien d’un point de vue commercial et industriel que budgétaire. Ces économies sont par ailleurs des démocraties florissantes, preuve s’il le fallait que l’abondance en pétrole et en minéraux n’est pas systématiquement synonyme de ploutocratie et d’autocratie.

Le Cameroun en 2011 pour sa loi des finances projette un taux de croissance de 3,8% tablé encore sur des prévisions de baril de pétrole preuve que l'on est pas encore sortir de l'auberge. Il est urgent de diversifier le PIB car le monde est devenu aujourd'hui une économie de service au détriment d'une économie rentière. Avec le Document de Stratégie pour la Croissance et l'Emploi (DSCE) les espoirs sont-ils permis?

 

                                                                                                                        pour-2-.gif Youssouf Nvuh Njoya 

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mbomé isaac léger 19/12/2010 22:56


là je m'incline avec ces raisons qui me semble plus que probable, nos economies ont desormais et plus que jamais d'estre "boosteées"; je ne saurais finir sans ajouter, à moins de me tromper dans
mon raisonnement, la voie qui nous menera au bonheur ultime se trouve ailleurs que dans les maières premieres, peut etre faut il explorer d'atres champs, lle senegal aujourd'hui s'est lancé dans un
vaste programme d'insertion des politiques internationales... les richesses, il n'en manque pas, les expploiter, là reste la difficulté, et bien sûr la rédistribution des revenus est le problème
majeur.
ps: merci Youssouf Jean de Paul et le CERDOM pour vos éclaircissements


Youssouf Nvuh Njoya 19/12/2010 12:40


Mbome j'apprécie bien tes remarques seulement tu devrais savoir que dans le contexte de l'internalisation des échanges sans cesse croissante aucun pays au monde encore moins les pays en voie de
développement ne peuvent s'offrir le luxe de vivre en marge des pays développés. A présent nous n'avons plus trop le choix, faut s'insérer dans la danse et essayer de tirer profit des gains qui en
résultent. Cependant nous disposons de richesses dont nous ne parvenons pas toujours à tirer profit. Une autre raison que tu as si bien souligné est que nous sommes price-taker (preneurs de prix),
un handicap de trop. Voilà pourquoi faut il faut diversifier nos facteurs de croissance en s'inspirant bien des modèles de croissance endogène. Il ne se posera plus que le souci du financement de
cette croissance qui trouve un écho favorable avec les flux de capitaux qui sont devenus de plus plus mobile. donc dès à présent il ne nous reste plus qu'à optimiser notre attractivité en terme de
ces flux.


mbomé isaac léger 19/12/2010 10:02


Peut-être, tu as raison Vincent de Paul, mais il ne faudrait pas écarter le fait que Cameroun ou tout aure pays sous dévéloppé aujourd'hui n'a la tête tourné que vers l'europe et les usa, ce qui
est grave; mais vouloir immiter les chinois ou les indiens c'est accepter une forte depravation des moeurs, un non respect des droits de l'homme non moi je dis qu'au lieu de se mirrer dans le
devéloppement occidentale on devrait plutôt chercher les voies et moyens dont on disposepouravancer vers une croissance stable e un dévéloppement sûr à long terme. hecksher ohlin et samuelson l'ont
bien suggeré: la spécialistion dans ce qu'on fait de mieux.
donc, les économies africaines et des pays sous dévéloppés ne sont pas maudites par leurs matières prémières; le problème ne doit pas seulement être résolu sur le plan qui à mon avis est très
moindre; non , pour moi il s'agit surtout d'un problème politique et diplomtique; nos pays, riches en minéreaux, dépendent encore et trop des opignons et décisions occidentales: on pourrait même
parler d'une indépendances des décisions prises e ce qui concerne la gestion de nos matières premières, dans le sens de la fixation des prix par exemple. on se pose toujours la question: pourquoi
les matières premières ne nos rendent pas riches? la reponse est très simple les offreurs(africains) subissent les prix des demandeurs(européens), les retombées de l'exploitation vont en europe
mais jamais à l'afrique. il ne s'agit d'une malédiction mais tout simplement d'une indécision de notre part. la chine par exemple, aujourd'hui refuse de se dicter les lois du commerce intertional
et prosoère pourtant.....cherchons nos voies et moyens ailleurs quen europe et on verra que les matières premières ne sont pas une malédiction pour nous; sinon comment expliquer que le congo qui
exploite de l'uranium ne soit pas riches comme la france qui l'achete pour ses centrales nucléaires?


vincent de paul 18/12/2010 23:13


stop! prenons les exemples des meilleurs et non ceux des moins bons. Assez de pays émergents à ce jour n'ont pas eu besoin de 400 ans pour rentrer dans le course à la croissance l'Afrique et le
Cameroun vont moins vite que les autres par manque d’efficacité,si nous voulons y arriver faisons les choses bien et vite. De plus les ressources sont une malédiction quand vous laissez les autres
les transformer.


mbomé isaac léger 15/12/2010 21:18


a mon avis je crois les économies africaines et du tiers monde en général, et le cameroun en particulier ne sont pas si mal partis que cela laisse parître; en effet si l'on croit l'évolution de
l'histoire et une relecture de celle ci nous montrerai à bien des égards que l'ensemble des économies des pays sous dévéloppées est sur le bon chemin, le canada aujourd'hui ne reflette pas la
réalité d'il ya 400 ans lorsque lorsque samuel de chaplain y fondai la ville de quebec en 1608; ou celle de la norvège. non je crois que le developpement economique des pays sous developés ne dois
pas etre le reflet de clles des pays de l'occident qui pour ma part ont fait un long chemin pour arriver où elles en sont aujourd'hui. depuis les guerres de 100 ans, des croisades, de cessession,
la révolution française.... et j'en passe. je crois qu'à plusieurs titres les pays sous dévéloppés doivent rechercher le chemin ailleurs que dans les pas de l'europe ou des etts unis, l'exemplede
la chine en est un cas frappant. il a fallu beaucoup de temps pour construire paris,aujourd'hui plus belle ville du monde. meme la frane a connu ses dictateurs (napoleon)ou l'allemagne (hitler)